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Avril est le mois national de la poésie aux États-Unis — une tradition qui dure depuis 1996, et l'une des rares commémorations qui ne vous demande rien d'autre que de lire quelque chose lentement. Nous la marquons à notre modeste façon. Une fois par an, nous posons les tableaux nutritionnels et nous écrivons sur l'arbre.
Le moringa mérite cette attention. C'est un arbre qui pousse de trois mètres en un an, survit à des pluies qui viendraient à bout de presque toutes les cultures, et produit un légume vert en terre sèche là où le vert se fait rare. Au Sri Lanka, où pousse notre feuille, il se tient en bordure des jardins et le long des limites de champs — pas une plante d'ornement, juste un voisin utile. On a fait de la poésie avec moins.
Ode à un arbre utile
Moringa oleifera
On ne t'a jamais planté pour ta beauté.
Personne ne t'a mis au centre d'une pelouse.
Tu es allé à la limite, au fossé,
là où la terre cédait et où l'ombre manquait.
Trois mètres en un an à partir de presque rien.
Des gousses comme des baguettes. Des feuilles comme des pièces, de la monnaie
versée chaque jour à qui passait.
Neuf mois de la graine à quelque chose dans l'assiette.
Les femmes te cueillent aux premières heures,
avant que la chaleur ne monte sur le champ,
parce que la feuille se garde mieux au frais —
ce n'est pas du romantisme, c'est simplement ainsi qu'on fait.
Puis l'ombre. Puis la patience. Puis le moulin.
Et le vert reste vert, et c'est là toute l'astuce,
la différence entre une année soigneuse
et une année rapide. Ça se voit dans le bocal.
Ce qui arrive, c'est une cuillère à café. De l'herbe et du petit pois
et quelque chose qui rappelle vaguement la mer.
Pas sucré. Tu n'allais jamais être sucré.
C'est le goût d'un arbre qui a dû faire avec.
Voici donc l'ode, et elle est petite,
ce qui te va bien. Pas un miracle. Une méthode.
Un arbre dur dans un endroit sec, et des mains,
et une bouilloire, et dix minutes, et une tasse.
Pourquoi cet arbre, et pas un plus joli
Il y a une raison pour laquelle le poème ci-dessus évite les superlatifs. On appelle le moringa un miracle si souvent que le mot ne transmet plus d'information. Ce qui est réellement remarquable chez cet arbre est plus précis et plus intéressant : il produit un légume-feuille exceptionnellement complet — 47 composés antioxydants, 25 vitamines et minéraux, les neuf acides aminés essentiels — dans des conditions qui viennent à bout de la plupart des légumes, et il le fait assez vite pour compter dès la première saison de culture.
Le reste de ce qui fait une bonne tasse relève du savoir-faire, pas de la botanique. La cueillette à la main dans la fraîcheur du matin. Le séchage à l'ombre plutôt qu'à la chaleur, plus lent, plus coûteux, et la seule raison pour laquelle la poudre du bocal est d'un vert vif et non couleur de foin. Rien de tout cela n'est poétique en soi. C'est simplement du travail, fait avec soin, et cela aussi mérite qu'on l'écrive.
À votre tour
Écrivez-nous quatre vers sur quelque chose d'ordinaire que vous buvez, mangez ou préparez. Identifiez-nous — nous les lisons, et nous le pensons vraiment. Le mois de la poésie est un bon prétexte, et une tasse d'infusion de moringa sans caféine, c'est dix bonnes minutes pour écrire quelque chose.
Ces déclarations n'ont pas été évaluées par la Food and Drug Administration des États-Unis. Ce produit n'est pas destiné à diagnostiquer, traiter, guérir ni prévenir une quelconque maladie.
Consultez toujours un professionnel de santé avant de modifier votre alimentation, en particulier si vous êtes enceinte, si vous allaitez ou si vous êtes suivie pour une pathologie.