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Pendant ce mois national de sensibilisation au SII, voici ce qu'est réellement le microbiote intestinal, ce que les chercheurs sont encore en train d'élucider à son sujet, et où une feuille riche en nutriments comme la moringa trouve — ou ne trouve pas — sa place dans une alimentation ordinaire.
Le mois national de sensibilisation au SII, observé en avril, vise à accroître la connaissance du public sur le syndrome de l'intestin irritable (SII), une affection gastro-intestinale répandue. Mais qu'est-ce que le SII, et quel rapport a-t-il avec l'intestin ?
Qu'est-ce que le syndrome de l'intestin irritable ?
Le syndrome de l'intestin irritable (SII) est un trouble gastro-intestinal courant qui touche des millions de personnes dans le monde. Selon une étude menée en 2021, 7 à 16 % des Américains sont touchés par des symptômes du syndrome de l'intestin irritable, ou SII. Il s'agit d'un ensemble de symptômes digestifs pouvant inclure des crampes abdominales, de la diarrhée, de la constipation, des ballonnements et des gaz. Bien que la cause exacte du SII soit inconnue, elle pourrait être liée à un côlon ou à un système immunitaire excessivement sensibles.
Comment prend-on en charge le SII ?
Le SII est une affection médicale, et sa prise en charge relève d'un médecin ou d'un diététicien diplômé, pas d'une liste de courses. Dans les faits, cela suppose le plus souvent une combinaison de choses plutôt qu'un seul changement : déterminer à quels aliments telle ou telle personne réagit, parfois une démarche d'éviction structurée comme un régime pauvre en FODMAP mené sous supervision puis réintroduit par étapes, des horaires de repas réguliers, du sommeil, la gestion du stress, de l'activité physique et des médicaments lorsqu'un clinicien les juge justifiés. Les régimes d'éviction, en particulier, sont simples à commencer et difficiles à arrêter en toute sécurité, et c'est précisément pour cela qu'il vaut mieux les mener avec une personne qualifiée plutôt que seul.
Ce qui suit n'en fait pas partie. C'est un regard sur le microbiote intestinal, un sujet que le mois national de sensibilisation au SII ramène immanquablement sur la table, et sur ce que contient réellement une feuille de moringa.
Le microbiote intestinal, en bref
Notre santé et notre bien-être sont influencés par le microbiote intestinal, la communauté de microbes qui vit dans notre tube digestif. Il s'installe tôt dans la vie et il évolue avec l'âge, les médicaments, la maladie et, dans une mesure que l'on est encore en train d'évaluer, avec l'alimentation. Les chercheurs cherchent toujours à établir quelle part des différences entre une personne et une autre va de pair avec la composition de son microbiote, et quelle part fonctionne dans l'autre sens. C'est une question réellement ouverte, et il vaut mieux se méfier de quiconque la présente comme tranchée.
La partie qui ne prête pas à controverse, ce sont les fibres. La plupart des adultes en consomment nettement moins que la quantité recommandée, et les fibres fermentescibles des végétaux sont ce dont les bactéries du côlon vivent réellement. Ici, la variété compte plus que la quantité d'un seul aliment : un large éventail de végétaux sur une semaine apporte davantage à cette communauté que n'importe quel ingrédient pris isolément, aussi bon soit-il.
La place de la moringa
La moringa est un légume-feuille. C'est la description honnête, et c'en est une bonne : les feuilles sont séchées et moulues en poudre ou infusées en tisane sans caféine, et, à poids égal, elles sont denses en vitamine A, vitamine C, calcium, fer, potassium et protéines végétales. Elles contiennent aussi des polyphénols et un groupe de composés soufrés appelés isothiocyanates, vers lesquels s'est orientée la majeure partie du travail de laboratoire sur la plante. Ce travail en est à ses débuts, il est largement préclinique, et ce n'est pas une raison d'attendre d'une tasse de tisane autre chose que ce qu'elle est : une boisson agréable et sans caféine, faite à partir d'une feuille nutritive.
Comme d'autres légumes-feuilles, la moringa apporte des fibres à l'alimentation. Si vous l'appréciez, elle compte dans l'éventail de végétaux qu'il vaut la peine de manger sur une semaine. Si elle ne vous convient pas, on ne perd absolument rien à s'en passer.
Des habitudes quotidiennes à conserver
Aucune de ces habitudes n'est propre à une affection particulière et aucune ne remplace un avis médical. Ce sont simplement les choses peu spectaculaires qui rendent les repas plus confortables pour la plupart des gens :
- Mangez à des heures à peu près régulières. Des repas prévisibles conviennent mieux à la plupart des gens que de longs intervalles suivis d'un repas très copieux.
- Buvez de l'eau tout au long de la journée. Les fibres font mieux leur travail avec elle.
- Élargissez l'éventail, pas seulement la quantité. Des végétaux différents nourrissent des bactéries différentes. Trente végétaux différents sur une semaine est un objectif plus utile qu'un superaliment chaque matin.
- Augmentez les fibres progressivement. Une hausse brutale est inconfortable pour presque tout le monde, quelle qu'en soit la source.
- Bougez, et dormez. L'un et l'autre reviennent régulièrement dans la recherche sur l'intestin, et l'un et l'autre sont gratuits.
- Tenez un carnet simple. Si certains repas vous gênent de façon récurrente, le noter donne à votre médecin quelque chose de concret sur quoi s'appuyer.
Si des douleurs abdominales, des ballonnements ou un changement du transit persistent, c'est une conversation à avoir avec un clinicien plutôt qu'un problème à résoudre depuis le placard.
Revenons à la tasse
La moringa est une feuille nutritive, elle donne une bonne tasse sans caféine, et c'est un moyen simple d'ajouter du vert dans un smoothie ou une soupe. C'est tout ce que nous en affirmons. Ce qu'un mois de sensibilisation apporte de plus utile, c'est le rappel lui-même : c'est une invitation à s'informer sur une affection et à en parler à son médecin, pas une invitation à acheter.
Ces déclarations n'ont pas été évaluées par la Food and Drug Administration. Ces produits ne sont pas destinés à diagnostiquer, traiter, guérir ou prévenir une quelconque maladie.